University of Auckland

Apathy

Petit topo sur l’université, parce que c’est quand même ça, finalement, qui nous a emmenés en territoire kiwi.

J’ai rencontré ma responsable, Trudy, lundi pour la première fois. J’ai aussi fait connaissance de la deuxième lectrice de français, qui vient de Lyon (ça alors), s’appelle Bérengère, et semble très sympathique. Enooormément d’infos à retenir en une semaine, puisque les cours commencent le 17 pour moi, soit mardi prochain. Evidemment, rien est prêt pour commencer à travailler dans de bonnes conditions, puisque nous n’avons toujours pas d’accès à l’internet de la fac (sur lequel se trouvent les ressources pour les cours/les notes/les examens, etc…), pas de carte de photocopieuse, pas de mail, bref, une rentrée universitaire normale quoi. En revanche, nous avons un petit bureau, avec un ordinateur chacune, et ça: c’est le pied. Un drapeau français flotte à notre fenêtre et je pense que pour faire encore plus cliché, je mettrai une plaque avec mon nom sur mon bureau, une petite plante verte minable, et une photo de mes enfants. Evidemment, le jour de mon licenciement, j’aurai un petit carton dans lequel ranger tous les vestiges de mon passage à Auckland University, série policière style.

Par contre, grosse surprise, contrairement aux 15h de travail hebdomadaire indiquées sur mon contrat, je n’en effectuerai…que 4. Je n’ai pas bien compris les raisons de ceci et ma responsable non plus, mais il faut surtout que je m’arrange pour savoir si cela change quelque chose au niveau du salaire, et j’espère que non, sans quoi ça risque de clasher un peu…(en même temps, moi j’ai signé un contrat avec le salaire prévu d’indiqué dessus, je ne pense pas qu’ils puissent le changer après coup…les juristes, à vos codes du travail kiwi). Autre chose surprenante, je n’ai RIEN à préparer moi-même. Les cours m’ont été donnés dans un classeur, par séance, minutés (c’est un peu flippant d’ailleurs) et je n’ai aucune liberté dans le programme. Alors, ça présente l’avantage de me laisser pour ainsi dire tout mon temps pour par exemple avancer dans ma thèse mais je suis quand même un peu abasourdie par tout ça: je ne fais que recracher un contenu tout prêt.

La fac en elle-même est super, mais genre la DREAM FAC de tous les profs. Equipement de folie micro-qui-se-clippe-à-ton-col-ordinateur-dernier-cri-tableau-numérique-rétroprojecteur-de-l’an-3000-internet-dans-toutes-les-salles, et attention: tout marche. Oui je sais, unbeulivabeul. En attendant j’arriverai jamais à allumer l’ordinateur tellement c’est perfectionné, je pense que je me prépare un beau moment de solitude. Bon par contre le campus en lui-même est un joyeux bazaar, on dirait que le village des Polly Pocket s’est implanté en plein Sim City qui se serait fait raser par l’araignée géante (Auriane, si tu me lis, elle est pour toi), impossible de s’y repérer. Trudy m’a montré à peu près 4 fois les bâtiments dans lesquels je faisais cours: je suis toujours incapable de retrouver mon chemin. Le premier jour, ce sera un peu mon épreuve d’orientation Koh-Lanta à moi.

Sinon, pour vous donner des nouvelles un peu plus générales, nous avons un peu de mal à nous remettre du décalage horaire. Nos journées ont beau être bien remplies et avoir des horaires normaux, nous nous endormons en moyenne à 21h; et autant lundi nous avons réussi à faire une nuit de 12 heures, 7h du soir/7h du matin, autant la nuit dernière a été plus chaotique: couchés à 21h, réveillés à…1h du matin. La fin de la nuit a été trèèès morcelée. Du coup, nous avons prévu ce soir de sortir faire un tour en ville (alors qu’on est fatigués comme des lépreux) histoire de se coucher à un heure un peu normale.

Nous avons trouvé un appartement du premier coup, sinon. Trukdefou, première visite, et c’était bon. Alors qu’on était une bonne vingtaine à le convoiter. On a fait les foufous avec François: ni une ni deux, après avoir été conquis par le prix (270$ la semaine), j’ai arraché un dossier de candidature des mains de l’agent, pendant que François visitait les moindres recoins de l’appartement, et on s’est tapé une course en mode Pékin Express (oui j’ai des références très élevées ce soir…) dans Auckland pour regagner l’agence et déposer le dossier, tout en semant les autres candidats sur le chemin. C’était intense. On a tout balancé à la dame de l’agence en chouinant un peu qu’on «avait que 4 jours pour trouver et qu’on était désespérés» (ça, ça a été mon boulot de blonde) et on est tombés de nos jambes (et pas de nos chaises, on était debout) quand elle nous a dit «vous voulez emménager quand? demain?». Oui, la Nouvelle-Zélande, c’est aussi ça: le pays où vous pouvez louer un appartement sans AUCUNE garantie, à part le fait de posséder un compte en banque. Ne cherchez pas, on a toujours pas compris.

Bref, nous avons récupéré les clefs ce matin, signé tous les papiers, mais nous n’y emménagerons que demain because il faut d’abord passer à la compagnie d’eau et d’électricité mettre le compteur en route, et puis acheter tout un tas de choses: il a beau être meublé, il n’y a pas de couette, pas d’oreillers, pas de vaisselle…c’est un peu galère de ce côté là. Heureusement nous avons dégoté le TATI local, on devrait s’en tirer pour pas trop cher. On fera dès photos dès qu’on y sera.

Voilà pour les dernières nouvelles. François est à côté de moi vautré sur le lit. Il s’est attaqué la à BD énigme du Télé 7 Jeux et a TROUVÉ LE COUPABLE (‘ttention), je crois qu’il est fatigué le pauvre enfant.

Plein de gros bisous à tous et, stay tuned!

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