Coromandel 3/3

SONY DSCNous avons donc quitté Thames et le backpacker aux cafards (en plus, on était sûrs que le propriétaire – un vieux beau (mais moche) avec un bâteau et des clubs de golf dans le garage – avait acheté sa femme russe sur internet) pour nous diriger vers la ville la plus au nord de la côte ouest du Coromandel, Colville. Au delà, des routes en terre et en gravier, que même les loueurs de voitures interdisent aux clients d’emprunter. Coromandel, terre de tous les dangers…

Nous sommes allés directement à la ferme où nous devions loger le soir même, parce que nous avions prévu de faire…une promenade à cheval! Ouiiii! Après nous avoir laissés nous installer, la propriétaire est venue nous chercher en méga quad, sur lequel nous sommes montés à quatre. Bérengère et moi étions assises sur la plateforme arrière, cheveux aux vent, tandis que François trônait fièrement sur l’espèce de pare-buffle à l’avant (le pare-moutons?). Nous avons traversé une toute petite partie de l’immense ferme qu’elle possède, pour aller chercher les chevaux qui glandouillaient paisiblement près d’un cours d’eau. Un coup de klaxon, et tous les chevaux se sont rassemblés et se sont mis en route tout seuls pour être sellés. C’était épatant!

On m’a attribué Mack, un nerveux, Fri a écopé de ZigZag, un gros flemmard de cheval qui n’a jamais voulu passer au trot, et Bérengère a monté un cheval dont on a oublié le nom, mais qui à un moment, à pris tout seul l’initiative de faire demi tour pour rentrer à la ferme! La petite carne! C’était des amours de chevaux, incroyablement bien dressés (bien que flemmards pour certains…), habitués aux animaux, aux voitures, aux enfants; il n’y a pas eu de fourberies équines à déplorer!

Et nous sommes donc partis nous promener pendant une heure et demi, dans cette ferme immense au milieu des prés et des montagnes verdoyants, on se serait crus dans le Rohan! Nous avons même eu la grande joie d’approcher de très très près des agneaux âgés de trois semaines, (saison de l’agnelage oblige!), ainsi que des petits veaux trop choupis – nous étions dans les mêmes prés qu’eux, à moins de 5 mètres, c’était chouette!

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Après cette belle promenade (j’ai même pu galoper hiiii), nous sommes aller avaler nos éternelles nouilles chinoises (sponsor officiel de toutes nos vacances) avant de repartir faire quelques emplettes en ville. Je dis « ville »…le centre-ville de Colville se compose….d’une grande supérette tenue par des hippies. C’est tout. Ambiance communauté de consanguins à qui il manque la moitié des chicots, et qui ont l’air d’ex-junkies qui seraient finalement rentrés dans le droit chemin (ou en tout cas on l’espère, parce qu’ils auraient plutôt une tête à avoir un fusil sous le comptoir). Un peu spécial! Nous cherchions en réalité une lampe-torche, afin d’aller explorer un secteur de la ferme, et en particulier, un ancien boyau de mine dans lequel se trouvent les fameux glow-worms néo-zélandais! Ce sont les larves d’un insecte qui adulte, ressemble un peu à un cousin, qui s’accrochent aux plafonds des grottes et laissent pendouiller un petit filament visqueux sur lequel se collent leurs proies. Lorsqu’elles sont prêtes à se reproduire, elle émettent une petite lumière bleue censés attirer des partenaires.

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Nous nous sommes donc mis en route, une fois rentrés à la ferme, pour aller observer nos premiers glow-worms. Après plus d’une heure et demi à grimper en haut d’une grande colline, et une rivière traversée de façon, il faut bien l’avouer, assez minable, nous avons enfin atteint le panneau qui indiquait le chemin de la mine. Nous n’étions pas au bout de nos peines! Le chemin (et quand je dis chemin, c’est juste « l’endroit par lequel nous étions censés passer », parce qu’il n’y avait tout bonnement PAS de chemin!) descendait de façon assez abrupte dans le fond de la vallée (sur sol boueux et glissant, rappelez-vous!), et après une nouveau cours d’eau à enjamber, remontait tout aussi abruptement vers la mine. Il a fallu traverser de nombreux buissons, et faire d’énormes enjambées avant d’enfin arriver à l’entrée de la mine. Ouf! c’était sportif. Mais une fois arrivés, les glow-worms nous attendaient sagement, collés au plafond, à diffuser leur toute petite lumière bleue. C’était chouette!

Nous avons fait le trajet en sens inverse, et sommes rentrés à la ferme, pour passer une bonne soirée au coin du feu, à faire rôtir des bananes piquées de carrés de chocolat. Miam miam!

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Le lendemain à 8h, nous étions sur le pont pour une dernière « aventure » dans le Coromandel: nourrir les animaux de la ferme! Pour des citadins comme nous, c’était une vraie fête (la fermière a dû nous prendre pour de vrais neuneus!). Nous sommes d’abord allés voir les porcelets, encore tout mignons à côté de leur vilaine maman, puis nous sommes allés nourrir deux petites chèvres au biberon, ainsi que deux petits veaux (coeur qui fond devant tant de choupitude), avant de finir par les poules, qui ont picoré dans nos mains comme des goulues.

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Avant de repartir pour de bon, et après avoir acheté du bon miel de la ferme, la fermière nous a donné à chacun un oeuf de ses poules – vraiment, on avait l’impression d’avoir 6 ans.

Et voilà comment se sont finis nos trois jours dans cette belle région du Coromandel. Nous sommes à présent rentrés à Auckland, François a repris le travail depuis 5 jours déjà, et je reprends les cours demain, un peu triste que les vacances soient finies. Nous comptons les semaines qui nous séparent des vraies, grandes vacances dont nous n’avons pas encore profité cette année (6 semaines pour être précis), et qui promettent d’être mémorables!

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