Cape Brett

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Pour ma deuxième randonnée avec le « Tramping Club » de l’université, j’ai choisi d’aller explorer un coin du nord de l’île du nord (d’ailleurs appelé Northland): direction Cape Brett, sur la côte est (voir la carte en photo), dans la Bay of Islands.

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Nous sommes partis vendredi en fin d’après-midi, notre groupe de 19 personnes réparti dans plusieurs voitures. J’appréhendais un peu le week-end: c’était en effet la première fois que j’allais étrenner mon nouveau sac de randonnée de 60L, plein, sur une si longue durée….

Après un peu moins de 4h de voiture, nous sommes arrivés à Rawhiti (point de départ de la randonnée), où nous devions camper le premier soir. Le montage des tentes dans le noir à la lumière des torches a été épique: point de tente Quechua 2″qui se déplie toute seule en la lançant en l’air, mais de la bonne vieille tente avec armatures et sardines comme on aime bien. Une fois les tentes montées, dodo pour tout le monde; je me suis retrouvée avec une allemande complètement chtarbée (mais sympa) (mais chtarbée), sans matelas de sol (oh la bonne nuit bien reposante!), et il a plu toute la nuit. Ca commençait bien!

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Le lendemain matin, départ à 9h15, toujours sous une pluie battante. Impossible de voir à plus de 200m, tout était plongé dans le brouillard. Jusqu’à 13h, nous avons grimpé sous la même pluie battante, trempés jusqu’aux os, avec de la gadoue jusqu’aux chevilles (et les pieds trempés aussi bien sûr, même à l’intérieur des chaussures…, ça attaque un peu le moral ces choses là mine de rien), à faire notre maximum pour ne pas glisser dans les descentes. Une seule chute à déplorer en ce qui me concerne, mais une jolie chute tout en délicatesse: j’ai fini les fesses posées sur une petite marche, comme si j’avais décidé de m’asseoir!

Et bien sûr, tout ce temps là, aucun panorama.

Le temps en Nouvelle-Zélande étant ce qu’il est (schizophrène), le ciel s’est soudainement dégagé pour laisser place à un soleil éclatant, sans nuage à l’horizon. Nous nous sommes tous mis à sécher progressivement, et le moral des troupes est considérablement remonté par la même occasion. Surtout, nous avons enfin pu apprécier les magnifiques paysages, ce qui redonnait pas mal de courage!

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Après 8h de promenade très très fatigante et des passages un peu flippants (notamment la crête de la dernière colline, totalement exposée à un vent à faire décoller un randonneur, et avec falaise en contrebas – je peux vous dire que je l’ai faite en courant celle-là, en mode « boulet de canon » pour offrir le moins de prise au vent et peser le plus lourd possible!), quel bonheur d’apercevoir enfin le toit du refuge, tout au bout de Cape Brett (3 mètres plus loin, c’est les falaises et la mer!). Nous avons passé une excellente soirée, à déguster un risotto commun (mais même de la sciure nous aurait parue délicieuse je parie!) suivi d’un crumble aux pommes arrangé, le tout à la lumière de bougies, car il n’y a bien sûr pas d’électricite dans ce refuge au bout du monde. A 9h, j’ai rendu les armes et suis allée me coucher pendant que les autres improvisaient un cours de yoga dans la salle commune.

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Le lendemain, j’ai pris la route à 7h avec le lever du soleil et quelques autres courageux, pour le voyage du retour. Je ne vous parle pas des courbatures, la remise en route a été difficile! Le beau temps ne nous a pas fait faux bond ce coup-ci, ce qui a rendu le retour bien plus agréable. Certaines flemmardes ont opté pour un retour en « water taxi » – même principe qu’un taxi, mais en bateau – et nous avons retrouvé les voitures vers 16h, avant de remettre le cap sur Auckland.

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Bilan du week-end:

– j’ai retrouvé l’indonésien péteur du rafting, qui fait aussi partir du Club de Rando. J’ai tout fait pour ne pas partager de tente avec lui.

– il y avait l’éternelle allemande à qui on a envie de coller des baffes, la blonde d’1m80 qui sait tout mais ne s’épile pas les jambes ou les aisselles (j’ai décidé de la surnommer « Casting Kinder Maxi 2003 ») et qui te dit « l’allemand c’est plus dur à apprendre que le français d’abord, parce que ça vient du latin » (je vous laisse imaginer une voie irritante au possible). Et le français, ça vient du summérien peut-être? Idiote. Bref…je l’aime pas.

– il y a normalement des phoques et des baleines à Cape Brett, malheureusement personne n’a montré le bout de son nez (il faut dire que la mer était particulièrement déchaînée ce week-end).

– deux genoux un peu raides…

– un ongle de pied bleu. Tombera? Tombera pas?

– pas de douche de tout le week-end. Oui, ça sentait un peu la boucane dans le dortoir.

– 16h de marche en 2 jours.

– 32km à pied. Je n’en revenais pas quand j’ai vu les panneaux!

– donc j’ai littéralement fait du « 2 à l’heure », imaginez le dénivelé…

– et le sac à dos n’a pas du tout été un problème, bien au contraire. Ces petites choses là sont tellement bien conçues qu’au bout d’un moment on ne les sent même plus! Bonne nouvelle pour les vacances à venir, puisque nous les aurons sur le dos pendant un mois et demi!

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