Abel Tasman Coast Track

SONY DSC

Après Queen Charlotte Track et quelques jours pour nous remettre de nos émotions, nous voilà repartis sur les sentiers! Un jour et demi après notre arrivée à Nelson (et c’était bien assez, nous n’avons rien trouvé à faire à part aller voir la vitrine du bijoutier qui a forgé l’Anneau. Désolée de briser le mythe, mais point d’écritures elfiques, c’est un anneau énorme et tout bête qui a été amélioré en post-production), nous avons pris le bus direction Marahau, point de départ de l’une des 9 plus belles grandes randonnées de Nouvelle-Zélande, j’ai nommé la Abel Tasman Coast Track.

En plein parc national, le sentier longe la côté est et révèle des paysages à couper le souffle. Nous n’avions encore rien vu de tel ici, et si la mer a généralement une couleur magnifique partout, l’eau qui borde le parc d’Abel Tasman est d’un bleu et d’une limpidité incroyables. Mais ne vous y trompez pas, elle est gelée! Impossible d’y mettre plus qu’un pied.

Au bout de quelques heures de balade, nous étions déjà sous le charme, et comme les étapes étaient bien plus courtes que pour la randonnée précédente (41km en 3 jours seulement), nous avons eu plein de temps pour nous arrêter sur à peu près toutes les plages idylliques que nous croisions. Et dieu sait qu’elles sont nombreuses, et toutes plus belles les unes que les autres!

Les campings, bien que sommaires (il a fallu attendre le dernier soir pour profiter une douche, froide) avaient au moins l’avantage d’être en bord de plage. Désavantage majeur: des nuées de sandflies, mais on va arrêter de les mentionner à chaque fois, c’est simple, on est piqués de partout!

Ah si, quand même, puisque je sais que certains m’attendent au tournant concernant ma trouille du camping au milieu de nulle part, il faut que l’on vous raconte! Au beau milieu de la nuit, nous avons été réveillés par un cri strident et non-humain, qui nous a glacé le sang. François dit que c’était un cochon sauvage (ils sont légion dans le pays), mais moi, je suis persuadée que c’était un Nazgûl. Bref. En ouvrant la tente pour jeter un coup d’oeil, nous avons aperçu, en plus du mystérieux cochon que nous n’avons jamais vu, un possum! Vivant! (oui parce que d’habitude, on les voit tartinés sur 3 mètres de bitume) Des abrutis de campeurs, n’ayant pas compris qu’il n’y avait pas d’ours en Nouvelle-Zélande, avaient laissé leurs poubelles dehors. Inutile de dire que le lendemain, lesdites poubelles étaient étalées un peu partout dans le camping…Encore une nuit riche en émotions, sachant que les petites bébettes ont passé un bon moment à rôder autour de nos tentes en faisant des petits bruits de film d’horreur (Brenda, derrière-toi, un possum!!).

La randonnée s’est terminée un peu moins bien qu’elle avait commencé, puisque la section que nous devions faire le dernier jour était fermée à cause d’un gros glissement de terrain. Il nous a donc fallu faire un détour, par la forêt, et quel détour! Vu qu’il n’est quasiment jamais emprunté, le sentier était à peine entretenu, et il nous a fallu traverser la même rivière à peu près dix fois à dix endroits différents, sans pont, soit en sautillant sur des rochers, soit en sautant de l’autre côté, soit en marchant sur des troncs tombés en travers, le tout en essayant de ne pas s’emmêler dans les lianes. Quand ça n’était pas la rivière, nous perdions le chemin pour nous retrouver dans les glissements de terrain de plusieurs dizaines de mètres (oh tiens, un panneau kilomètrique de la route 30 mètres au dessus de nous!), bref, c’était l’horreur. Nous avons quand même fini par sortir de cet enfer, et sommes arrivés sains et saufs au camping.

Le lendemain, le retour à Marahau en water taxi nous a réservé quelques belles surprises. Hormis les vues des côtes depuis le large (sublimes), nous avons eu la chance d’apercevoir…des phoques! Vautrés au soleil sur les rochers ou en train de s’ébattre dans l’eau, nous avons eu tout le loisir de les observer pendant quelques minutes. Pour des gens au quotient émotionnel d’enfants de 8 ans, c’était le pied! (et en parlant d’enfant idiot, un sale gamin français s’est gaufré dans le bateau à force de faire l’imbécile, c’était un grand moment de bonheur!)

Nous quittons Nelson demain matin à l’aube pour notre prochaine destination mystère…

AT SONY DSC SONY DSC SONY DSC SONY DSC SONY DSC

SONY DSC SONY DSC SONY DSC SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s