White Island

SONY DSC

Nous revoici! Aurore doit être dans son avion à l’heure qu’il est, et François et moi nous apprêtons à vous faire partager les quelques jours passés tous les trois sur les routes de Nouvelle-Zélande, le tout agrémenté des commentaires d’Aurore!

Nous avons commencé par nous rendre dans la ville de Whakatane, dans la Bay of Plenty. La ville elle-même ne nous intéressait pas, en revanche, elle est le point de départ d’une folle aventure…la visite de l’île de White Island, le seul volcan marin actif de Nouvelle-Zélande. Incontournable! Malgré tout, c’est du sérieux. L’île est monitorée en permanence, et jusqu’à la veille du voyage, personne n’a la certitude de pouvoir y aller. C’est le volcan qui décide! Heureusement pour nous, le volcan avait fini le matin même sa phase explosive, et était redevenu sage.

Il nous a donc fallu faire 1h30 de bateau jusqu’à l’île, 1h30 sur une mer démontée qui nous a bien brassés. Aurore n’était pas rassurée, François nous a gratifiées d’un « je crois que je vais gerber » avant de courir au toilettes (fausse alerte!), et moi j’étais à l’avant du bateau à pousser des petits cris de belette hystérique entrecoupés de « c’est géniaaaaal ». Le voyage est passé de « génial » à « mortel » lorsque nous avons repéré à quelques mètres de nous un pack d’orques. Des orques. DES BALEINES TUEUSES. Devant nous. C’était in-cro-yable. Ils étaient 4 ou 5, et nous ont même fait des sauts un peu partout avant de s’éloigner. Ils sont énoooormes, et tellement beaux!

Nous n’étions pas au bout de nos surprises. La jetée sur laquelle nous devions débarquer avait cédé devant la force des vagues une semaine auparavant, et les conditions ne permettaient pas de nous déposer sur la plage en zodiaque. Les marins ont donc cherché un endroit correct pendant près de 45mn, avant de nous annoncer que le zodiaque ne nous déposerait…qu’à 1m de la plage. Il allait falloir se mouiller les pied, le tout, toujours, avec des vagues de près d’un mètre. Youhou!

Une fois sur l’île, nous avons vite oublié tout cela. Nous nous sommes retrouvés face à un énorme volcan complètement nu, aux rochers jaunes, roses, mauves, verts, gris, le tout recouvert de colonnes de fumées épaisse et blanche…Un paysage lunaire, complètement fascinant. Nous sommes allés voir les cratères principaux, remplis de soufre en fusion et qui fument énormément (et puent énormément aussi!), armés de masques à gaz de toute beauté! Les émanations gazeuses ne sont pas du tout dangereuses pour la santé à moins d’être asthmatique, mais par contre, elles irritent bien les voies respiratoires! Nous étions bien mignons.

Nous avons également visité les restes d’une usine de soufre, qui a fait faillite dans les années 50. Tout est complètement rongé, et les guides nous ont raconté plein d’histoires et d’anecdotes sur la vie des mineurs sur l’île. Les horribles conditions de travail, ceux qui refusaient de descendre du bateau en apercevant l’île, ayant cru signer pour un contrat sur une île paradisiaque du Pacifique, celui qui s’est suicidé en se jetant dans le cratère du volcan (efficace!), et tous ceux dont les vêtements ne duraient pas plus de quelques semaines, tant le soufre ronge tout. Vraiment, je n’aurais pas échangé ma place avec la leur, la vie devait être terrible.

Nous avons rejoint la civilisation après une nouvelle heure et demi de bateau sur une mer encore plus déchaînée que le matin, qui a eu la peau de François. Son pauvre estomac n’a pas tenu le coup et la traversée a été cauchemardesque! Mais une fois ces désagréments passés, nous étions tous enchantés de notre journée, une journée vraiment insolite agrémentée d’une pincée de danger, comme on en vit pas tous les jours!

Elsa

« Le Message d’Aurore »

C’est en partie avec le projet de visiter cette île qu’Elsa avait achevé de m’appâter en Nouvelle-Zélande. Se promener sur un volcan actif est vraiment l‘une des expériences les plus cool qu’il m’ait été donné de vivre! Les couleurs et les odeurs sont incroyables. Néanmoins, passée la beauté du lieu, j’imagine l’horreur que pouvait être d’y vivre pendant trois mois dans la mine de soufre. Le trajet en bateau de près de 1h45 fut mouvementé, dans les deux sens, et le débarquement sur la plage assez sportif! Heureusement le skipper était un as! J’ai un peu exorcisé le mal de mer de l’île de Sein, mais le retour sur la terre ferme fait bien plaisir, n’est ce pas François?

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

SONY DSC

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s