[Lectures] Into the wild

ITW

Je ne sais pas comment j’ai pu passer autant de temps sans lire ce livre (je n’ai pas vu l’adaptation de Sean Penn non plus d’ailleurs, mais cela ne saurait tarder). Je l’ai dévoré il y a quelques jours et depuis, je n’arrive pas à m’en défaire, ce récit m’obsède et me cause une peine immense.

Bien sûr, j’avais entendu parler de cette histoire et m’étais dit, comme beaucoup de monde je présume, qu’il s’agissait d’un grand malin qui avait voulu faire un bras de fer avec la nature, et avait bien évidemment perdu. Mais c’est tellement plus que ça en réalité…

Christopher McCandless, la petite vingtaine, décide un beau jour de couper les liens avec sa famille et de partir sillonner l’ouest des Etats-Unis, d’abord à bord de sa voiture, puis en stop. Son rêve: atteindre le coeur de l’Alaska et sa fameuse et inhospitalière piste Stampede, afin de s’y établir le temps d’un été, en parfaite autarcie. Le pari réussit, pendant près de deux mois. Christopher chasse, récolte des baies, lit aussi, beaucoup. Il squatte un vieux bus abandonné, qui sert de refuge occasionnel aux rares personnes qui empruntent la piste. Et puis, au moment où il décide de repartir, la rivière qu’il avait traversée deux mois plus tôt s’est transformée en torrent de montagne. Qu’à cela ne tienne, il peut encore attendre.

Et pourtant…Quelques semaines plus tard, Christopher McCandless est retrouvé mort par des randonneurs, enveloppé dans son sac de couchage, trop décomposé pour que l’on puisse l’identifier.

Jon Krakauer, journaliste, publie un article sur ce fait divers à l’époque. Puis, fasciné, plein de questions, il entreprend de reconstituer le voyage de ce jeune homme, afin d’essayer de comprendre pourquoi, et comment, celui-ci a trouvé la mort seul, au beau milieu de l’Alaska.

Cette reconstitution est fascinante, bouleversante. Jamais mièvre, jamais pleurnicharde, elle a pour seul parti pris celui de donner un véritable sens à la quête de McCandless. Non, ce n’était pas un néophyte, non, il n’a pas ignoré les règles élémentaires de la survie. Oui, il a commis des erreurs, et non, cela ne fait pas de lui un inconscient. Ce jeune homme avait un projet, un rêve, un idéal. Un but. On ne peut pas en dire autant de grand monde, si vous voulez mon avis.

Et rien que pour cela, chapeau, Chris.

Elsa

CMC

Chris McCandless, devant son bus…

I can’t believe I spent so many years without reading this book (haven’t seen Sean Penn’s movie either by the way, but I will do so anytime now). It took me about 3h to read, and I’ve been unable to get it out of my mind. I am literally obsessed, and it still causes me a tremendous pain.

Of course, I’d heard about the story and thought that he was yet another smart ass who’d tried to defy nature, and had failed. But he is so much more than that…

Twenty-something Christopher McCandless suddenly decides to leave his family and to travel around western America. He has a dream: to reach Alaska and its inhospitable Stampede Trail, and to settled down there for a couple of months in total self-sufficiency. And this is a success, for about two months. Christopher hunts, picks berries, and reads a lot too. He takes shelter in an old abandoned bus, used by occasional hikers or hunters. But when he decides to come back to civilisation, the river he’d crossed a couple of months back has turned into a mountain torrent. No problem, he can wait.

And yet, a few weeks later, Christopher’s body is found by two hikers, wrapped in his sleeping bag, too decomposed to be identified.

A journalist, Jon Krakauer, wrote a short article at the time the body wad found. But fascinated, with too many questions, he decided to reconstitute the young man’s journey in order to understand why, and how, he’d met his death alone, in the middle of Alaska.

This reconstitution is absolutely fascinating, and heart-breaking. It’s never soppy, and its only goal really is to try and find the meaning of McCandless’ quest. No, he wasn’t a neophyte, no, he didn’t disregard the elemental rules of survival. Yes, he made mistakes, but no, he wasn’t careless for all that. This young man had plans,  he had a dream, an ideal. He had a goal. That much can’t be said about many people, if you want my opinion.

And if only for that, congrats, Chris.

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