Escapade tunisienne

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Je rentre d’un séjour très court, quatre jours à Tunis originellement pour le boulot, mais qui m’ont quand même laissé l’occasion d’aller explorer quelques coins de la ville, dans laquelle je n’avais jamais encore mis le pied!

J’avais 13 ou 14 ans lors de mon premier voyage en Tunisie, un séjour en famille durant lequel nous avions exploré le sud du pays, Zarzis, Djerba, Matmata, Tataouine…Je me souviens de la chaleur accablante, du soleil qui nous cuisait et nous empêchait de sortir en début d’après-midi; des masques et des tubas à l’aide desquels nous partions explorer la faune et la flore sous-marine locale, dans une eau bleue et limpide; des souks remplis de monde et de marchandises; des meutes de chiens sauvages qui pullulaient dès que l’on quittait les villes; des tatouages au henné dont ma soeur et moi étions si fières; des petits chevaux arabes que nous crevions d’envie de monter; du vieil homme jadis dissident politique, surveillé depuis des décennies par les autorités, et qui passait ses journées à peindre l’horizon accompagné de sa seule petite bouteille d’eau…

J’ai très peu retrouvé de tout ça à Tunis, mais y ai découvert de nouvelles richesses! Le temps était maussade, et manquait certes un peu de soleil par moments mais n’étant pas une fana des températures tropicales ou même du soleil brûlant, je me sens plus à l’aise dans ces conditions pour partir en vadrouille.

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La Médina:

J’ai pris un plaisir infini à me perdre dans la Médina, et à tomber tour à tour le « souk des femmes », le « souk de la laine », le « souk des étoffes ».

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Située entre l’Avenue Bourguiba et la Place du Gouvernement, ce dédale de petites rues forme un véritable entrelacs dans lequel il est délicieux de laisser ses pas nous guider. En quittant les voies principales, on tombe sur des microscopiques ruelles pleines de chats et de couleurs, des murs ocres percés de portes ouvragées et où, hors saison, des tunisiens circulent à l’aise dans ce qui pour un étranger est un véritable labyrinthe.

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Au milieu trône la magnifique Mosquée La Zitouna, qu’il n’est malheureusement pas possible de visiter. En prenant un peu de hauteur cela dit, il est possible d’avoir une vue imprenable sur son minaret et sur les toits de la Médina, ce qui offre un panorama à couper le souffle.

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SONY DSCCarthage: 

Ancienne cité phénicienne, puis romaine, il ne reste aujourd’hui que peu de choses de sa splendeur d’autrefois. Difficile de prendre toute la mesure de ce lieu mythique lorsqu’on arrive dans ce qui ressemble aujourd’hui à une banlieue résidentielle cossue, avec ses grandes villas blanches et ses jardins entretenus. Pourtant, au milieu de ce quartier de Tunis se trouvent des vestiges qu’il est possible de visiter. S’il est inutile de se rendre aux ports puniques (il n’en reste rien du tout), la visite de la Cathédrale St Augustin, du théâtre, des villas romaines et des thermes d’Antonin aident davantage à se représenter la Carthage d’autrefois.

Évidemment, la vue sur le golfe aurait été bien plus belle sous un beau ciel bleu, mais le mois de février est souvent tristounet…
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Sidi Bou Saïd:

Ma brève escapade s’est terminée par une soirée dans le quartier de Sidi Bou Saïd, au nord-est de Tunis, sur les traces de Sartre, de de Beauvoir, de Gide, qui l’affectionnaient tout particulièrement et y avaient leurs habitudes au Café des Nattes (et on les comprend!).

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C’est là aussi que Patrick Bruel chante son « Café des Délices », qui existe pour de vrai mais semble être un repère à touristes (bravo Patrick!):

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Je regrette vraiment de ne pas avoir eu davantage de temps et de lumière pour immortaliser ces petites rues bordées de maisons blanches et bleues, car tout y est sublime et pour le coup, cette saison permet d’en profiter sans la horde de touristes qui doit s’y amasser dès le printemps! Après un excellent couscous dans le restaurant réputé « Au bon vieux temps » (qui malgré son nom est un restaurant tunisien), et j’ai regagné mon hôtel pour y boucler mes valises.

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Rentrée depuis maintenant deux jours, je suis nostalgique de ces errances tunisiennes et écoute en boucle ce somptueux morceau, grave et envoûtant…
Évidemment, cela manquait un peu à mon goût de sac à dos 70L et de chaussures de rando, mais j’ai été ravie de me rappeler à quel point les courts séjours peuvent être également rafraîchissants, et être tout aussi dépaysants dans leur exploration kaléidoscopique d’un lieu…
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